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Tissu du futur : quand le Gabon révolutionne le Rafia à Osaka

Dernière mise à jour : 15 août


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Le 26 juillet 2025, le Pavillon Cartier de l’Exposition Universelle Osaka 2025 s’est transformé en une scène de haute couture inédite. Un défilé 100 % gabonais y a dévoilé un textile hybride mêlant coton et raphia, symbole d’une Afrique qui conjugue tradition, innovation et durabilité.



Un Pavillon Cartier transformé en podium du renouveau


Imaginé dans le cadre de la programmation artistique dirigée par Madame Nina Abouna, Commissaire générale des expositions du Gabon, cet événement a marqué un tournant dans la manière dont la culture gabonaise s’exporte.


Le temps d’une soirée, le Pavillon de la femme, de Cartier, a abandonné son apparence muséale pour devenir un podium d’expression identitaire. Chaque silhouette incarnait une vision : celle d’un peuple qui transforme ses racines en puissance créative, d’un tissu qui devient manifeste, et d’une stratégie politique assumée, où la culture devient moteur de développement durable.


Ce positionnement s’inscrit dans la ligne impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la forêt, les traditions et les savoir-faire gabonais au cœur d’un modèle de croissance souveraine et écologique.



Une initiative de la Fondation Ma Bannière


Né de l’initiative de la Fondation Ma Bannière, présidée par Madame Zita Oligui Nguema, ce tissu composé de raphia et de coton est bien plus qu’un produit textile. C’est une réponse contemporaine à un double défi : valoriser les matières naturelles et relancer des filières économiques locales.


Pensé pour être accessible, durable et culturellement signifiant, ce textile aspire à inscrire le patrimoine gabonais dans les usages de demain, tout en stimulant l’artisanat et l’innovation.



Deux stylistes gabonaises qui redessinent les contours de la couture africaine Linda & Doriane Leet Cooper


Pour sublimer cette matière, deux créatrices emblématiques ont été sollicitées :


  • Linda, fondatrice de L’Atelier Issé by Lita

  • Doriane Leet Cooper, directrice artistique de La Maison 3 Points



Leurs pièces, exposées à Osaka, allient rigueur des coupes, fluidité des lignes, et profondeur symbolique. Chaque tenue proposait une lecture moderne des codes bantous, intégrant le raphia non plus comme ornement, mais comme élément central d’un luxe raciné.


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Le Rafia : un textile éthique, une ambition économique portée par le Gabon


Le coton-raphia dévoilé à Osaka ne se limite pas à une réussite esthétique. Il ouvre la voie à la structuration d’une filière textile gabonaise, du tissage à la confection, en passant par la teinture et le stylisme.


La Fondation Ma Bannière prévoit d’y associer des coopératives, des artisans, des jeunes créateurs et des centres de formation. Une manière de relocaliser de la valeur et de faire émerger une économie créative à faible empreinte carbone.




Le Gabon, pionnier d’une mode afro-futuriste responsable


En conjuguant exigence écologique, réappropriation culturelle et excellence stylistique, le Gabon affirme une singularité forte dans le paysage international de la mode.


Ce défilé ne fut pas un simple événement : il fut un signal. Celui d’une Afrique sûre d’elle, qui façonne elle-même ses récits et ses marchés. Une Afrique qui porte ses valeurs sur les tissus qu’elle crée.



Dr Yoan MBOUSSOU

Président de l’ONG Gabon Terre Avenir



📸 Crédit photos : Braddy Jordan / TRIPGABON



 
 
 

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